Équipements de levage : comment se préparer aux contrôles de l’inspection du travail ?

Publié le 21 septembre 2026

Des outils pour évaluer et corriger vos écarts réglementaires
 
L’inspection du travail déploie une campagne nationale de contrôle des équipements de travail mobiles et de levage dans le cadre du Plan national d’action 2026-2029. L’objectif : renforcer la prévention des risques professionnels, lutter contre les pratiques irrégulières et accompagner les entreprises dans leur mise en conformité.

Au-delà des contrôles, cette campagne s’appuie sur une démarche progressive associant information, sensibilisation, autodiagnostic et évaluation. Elles constitue ainsi une opportunité pour les employeurs de vérifier leurs pratiques et de renforcer la sécurité juridique et sociale de leur organisation.

Équipements de travail mobiles et de levage : renforcer la prévention des accidents

La campagne nationale concerne l’utilisation des équipements de travail mobiles et de levage, dont les accidents figurent parmi les plus graves en milieu professionnel.

Les contrôles cibleront notamment :

 les chariots automoteurs à conducteur porté ;
 les engins de terrassement ;
 les tracteurs agricoles et forestiers équipés d’un chargeur frontal.

Les inspecteurs du travail porteront une attention particulière à plusieurs obligations réglementaires :

 l’évaluation des risques professionnels ;
 l’organisation de la circulation des engins et des piétons ;
 la réalisation des vérifications générales périodiques (VGP) ;
 les autorisations de conduite ;
 le respect des prérogatives du comité social et économique (CSE).

Certaines catégories de travailleurs feront également l’objet d’une vigilance accrue : les jeunes travailleurs, les intérimaires, les salariés des entreprises de location d’équipements et les travailleurs détachés.

Des marges de progrès encore importantes

Les constats réalisés lors des précédentes opérations de contrôle montrent que de nombreux axes d’amélioration subsistent dans les entreprises :

 plus d’un document d’évaluation des risques sur deux était absent ou insuffisant ;
 dans 64 % des situations, les mesures de circulation des engins n’étaient pas totalement adaptées ;
 23 % des équipements contrôlés n’avaient pas fait l’objet des vérifications obligatoires ;
 pour les chariots automoteurs, les contrôles réglementaires étaient incomplets dans 84 % des cas.

Face à ces enjeux, les employeurs sont invités à vérifier dès à présent leurs procédures internes et la conformité de leurs équipements.

Des outils d’autodiagnostic pour se préparer

Avant le lancement de la phase de contrôle, des ressources pratiques sont mises à disposition des entreprises.

Les fiches d’autodiagnostic permettent de :

 évaluer ses pratiques ;
 identifier les situations à risque ;
 mesurer les éventuels écarts avec la réglementation ;
 engager des actions correctives si nécessaire.

Fiches en téléchargement :

Autodiagnostic : https://travail-emploi.gouv.fr/sites/travail-emploi/files/2026-06/Fiche%20autodiagnostic.pdf
Autodiagnostic BTP : https://travail-emploi.gouv.fr/sites/travail-emploi/files/2026-06/Fiche%20autodiagnostic%20chantier.pdf
Autodiagnostic secteur agricole : https://travail-emploi.gouv.fr/sites/travail-emploi/files/2026-06/Fiche%20autodiagnostic%20agricole.pdf

Ces outils constituent un moyen concret d’améliorer la prévention des risques professionnels et de réduire le risque d’accidents au sein de l’entreprise.

Anticiper pour sécuriser ses pratiques

Pour les entreprises, cette campagne doit être envisagée comme une occasion de faire le point sur leurs obligations et de renforcer leur conformité.

 vérifier la mise à jour du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ;
 s’assurer de la conformité des équipements et des vérifications réglementaires ;
 mobiliser les outils d’autodiagnostic mis à disposition par l’administration.

En agissant en amont, les entreprises sécurisent leur organisation, protègent leurs salariés et contribuent à la prévention des risques professionnels tout en limitant les risques de contentieux et de sanctions.