Travail, emploi et formation : les principales évolutions au 1er janvier 2026

Publié le 9 janvier 2026

Comme chaque début d’année, plusieurs évolutions importantes entrent en vigueur.
 

L’année 2026 débute dans un contexte particulier : l’absence de loi de finances adoptée avant le 31 décembre laisse certains dispositifs en attente de confirmation.

Voici les principales mesures en matière de travail, emploi et formation :

Aide à l’embauche d’apprentis : un dispositif recentré
Depuis le 1er janvier 2026, l’aide exceptionnelle à l’embauche d’apprentis n’est plus automatiquement reconduite. En l’état actuel :
• seules les entreprises de moins de 250 salariés peuvent encore bénéficier d’une aide ;
• cette aide concerne uniquement les apprentis préparant une certification jusqu’au niveau bac (ou bac+2 en outre-mer).
L’aide exceptionnelle pourrait être réactivée par décret dès lors qu’un budget sera voté.

Contrat de sécurisation professionnelle : prolongation d’un an
Les partenaires sociaux ont signé deux avenants le 25 novembre 2025 afin de prolonger d’un an le contrat de sécurisation professionnelle (CSP). Ces avenants ont été validés par arrêtés le 24 décembre 2025.
Le CSP continue donc de s’appliquer en 2026, permettant aux salariés concernés par un licenciement économique de bénéficier d’un accompagnement renforcé et d’une indemnisation spécifique.

Projet de transition professionnelle : plus de visibilité pour le salarié
À partir du 1er janvier 2026, une nouvelle règle améliore la lisibilité du retour en poste après une formation financée dans le cadre du projet de transition professionnelle.
L’employeur doit désormais informer le salarié, trois mois avant la fin de sa formation, de la possibilité :
• de retrouver son poste initial,
• ou d’occuper un poste équivalent.
Le salarié dispose ensuite d’un mois pour répondre. Sans réponse de sa part, la réintégration est considérée comme acceptée.

Équilibre femmes-hommes dans les conseils d’administration : une mise en œuvre progressive
L’ordonnance du 21 août 2024, qui transpose une directive européenne visant à renforcer la présence des femmes dans les organes de gouvernance des sociétés cotées, commence à s’appliquer progressivement à partir du 1er janvier 2026.
Les principales évolutions :
• les sociétés cotées entrant dans le champ de la directive doivent respecter une proportion minimale de 40 % d’administrateurs de chaque sexe ;
• le calcul de cette proportion inclut désormais les administrateurs représentant les salariés actionnaires (ARSA) et les administrateurs représentant les salariés (ARS).
Cette mesure vise à renforcer la mixité au sein des instances dirigeantes et à favoriser une gouvernance plus équilibrée.